J'me rappelle de quand j'étais gosse
A cet age ou tu cabosse ta caboche
Dans la cour de récré on jouait encore à la guerre
Mais les ptits soldats, au fond, croyaient encore à l'amour
Cette chose mystérieuse et étrangement fausse
T'en entends parler et tu la vois a la téloche
Et puis plus tu grandis et plus c'est éphémère
Mais les ptits soldats, au fond, gardent espoir chaque jour.
On dit que la vie est un combat
Et elle hésite pas à donner des coups bas
Le soucis c'est qu'y'a pas vraiment d'arbitre
Et la douce naïveté petit à petit s'effrite
Au début du printemps arrive les premier rendez vous
Très insouciants et surtout imprudent
Le deuxième classe y court aveuglément
Empli de romantisme, rêveur et un peu fou
Il ne faut que quelques années à la fleur pour faner
La poésie s'efface et laisse place
A un jeu dangereux qui se joue a deux
Où le gagnant se lasse et le perdant s'accroche et agace
Douloureusement le dominant se défait du dominé
C'est tragique mais pour ma part c'est toujours comme ca que ca se passe
J'dois avoir besoin qu'on m'surprenne
Ou encore qu'on me malmène
Des histoires sérieuses j'en ai pas connu des masses
C'est comme un jeu idiot
Auquel on est obligé de participer
Et même si ca fait mal à en crever
J'crois J'pourrai jamais lui tourner l'dos
Je t'aime autant qu'tu me détestes
Tu m'rejettes et j'reviens en courrant
J't'éjecte et tu reviens en rampant
J'commence à croire que l'amour c'est juste un geste
Alors que le ptit soldat pensait que c'était platonique,
Une sorte de sublimation dénuée de désir charnel,
Uniquement mut par le besoin d'une relation fusionnelle
Evidemment c'est beau mais c'est pas que ca et c est ca qui met en panique
On a tous un idéal
Comme celui du bien et du mal
J'reste fidèle à ma morale
Devant vous c'est mon intimité qu'j'étale
C'est comme le prince charmant
Et la belle au bois dormant
C'est comme un conte de fée
Mais il faut faire preuve de lucidité
J'me rappelle les paroles d'un pote empli de maturité
Qui un jour m a di qu'un couple c'est des concessions
A vrai dire y'a qu'un con qui pourrait en douter
Mais un rêve c'est dur à laisser sombrer dans l'abandon
Plus l'temps passe et plus cette société
Créé des fantômes d'humanité
A peine 15 ans et déjà la biatch attitude
La poésie s'engouffre dans la décrépitude
Donne moi des noms de Femmes qui sont respectées
Non pas pour leur cul mais pour leur féminité
Pour leur personne et pas pour leur formes
Pour ce qu'elles dégagent même lorsqu'elles dorment
Celles qui avec classe et prestance
Douceur, humour et beauté
Grâce et intelligence
Réapprendraient à l'Homme le Respect
J't'aime autant que tu me détestes
Tu m'aimes autant que je te déteste
Il va falloir un jour arrêter de tourner en rond.